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ARTECHAUME est la solution à votre projet de chaume !

Une entreprise familiale reconnue depuis 1973 pour son expérience et la fiabilité de son travail

Qu'il s'agisse de la réalisation d'un toit de chaume neuf ou de la pérennisation d'une chaumière vieillissante, Artechaume vous accompagnera tout au long de votre projet.
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L'apologie du toit de chaume
• Chapitre 1

Je soutiens que le métier de chaumier est le plus vieux métier du monde... dans le genre masculin. En effet, quand nos ancêtres sont sortis des cavernes, ils se sont abrités sous des végétaux, qu'ils ont disposés en recouvrement pour éconduire le ruissellement de la pluie.

Partout dans le monde existent ou ont existé des toitures constituées d'un assemblage de végétaux locaux. Depuis le refuge de montagne jusqu'à la case tahitienne, en passant par le buron auvergnat et le dojo asiatique, le moins que l'on puisse dire est que la toiture végétale a des racines...

Jusqu'au siècle dernier, nos chaumières attendaient que les blés ou les seigles soient battus pour que les tiges, appelées chaumes, soient bottelées. Aujourd'hui, les chaumes issus de céréales sont majoritairement dégénérés par les effets secondaires d'engrais et de manipulations génétiques qui favorisent les graines au détriment des tiges. Cette croissance contrôlée a pour effet que les tiges sont affectées dans leurs qualités hydrophobes. Elles font mèche, se laissent pénétrer par l'humidité et n'intègrent plus leur destinée, pourtant séculaire, qui est de nous préserver des intempéries de manière durable.

Ainsi, la plupart de nos toits de chaume contemporains sont constitués de roseaux vulgaires et sauvages... Cette toiture est une entité végétale qui ne doit son étanchéité qu'à une pente, que l'on établit aussi prononcée que possible en tous lieux. L'apparence recherchée et tant appréciée d'un manteau de fourrure sur une maison ne permet pas de discerner le processus de pose. L'esthétique s'élabore en établissant une épaisseur constante qui enveloppe les reliefs de manière homogène.

Le roseau se fixe sur une charpente préparée comme pour recevoir des tuiles mécaniques, avec des lattes horizontales espacées d'environ 30 cm. Les roseaux, conditionnés en bottes, sont juxtaposés afin de constituer une couche d'épaisseur régulière en coupant les liens des bottes. Positionnés selon la verticale, la pérennité est optimum. Au voisinage des noues et des arêtes, ce matériau végétal est contraint de s'incliner selon une oblique qui lui permet de s'enrouler harmonieusement sur une arête ou dans une noue, assurant ainsi la constance de l'épaisseur.


• Chapitre 2

Lorsqu'il met en oeuvre le roseau, le chaumier établit son ouvrage selon trois objectifs.

D'abord, il repousse les roseaux par tassage manuel avec sa batte et il se doit de dresser une surface plane ; cela conditionne l'esthétique de la toiture. Ensuite, il répartit judicieusement les roseaux pour que les ligatures métalliques soient profondément enfouies dans l'ouvrage fini ; cela conditionne la longévité de la toiture. Enfin, il oriente les roseaux en les obliquant progressivement pour s'enrouler sur les arêtes et dans les noues. Il doit anticiper toujours et partout car, dans quelques heures, il travaillera plus haut avec pour base les têtes des roseaux qu'il positionne maintenant. Cela conditionne la qualité de la toiture.

La toiture chaume est donc constituée de rangs horizontaux disposés en recouvrement. Ce végétal devient le poil d'un pelage créé par la main de l'homme. La tête dans le grenier et le pied dehors, notre roseau peut ainsi voir défiler une cinquantaine d'années. Bien que distinct lors du montage, chaque rang disparaît grâce au travail manuel du chaumier qui, toujours, repousse avec sa batte ces roseaux selon la pente du toit, afin d'obtenir une surface lisse et plate où il convient de ne plus discerner une éventuelle démarcation entre les rangs successifs de roseaux. Ainsi placé, un roseau de 1,70 m ne laisse paraître que quelques millimètres de son pied.

La fixation des roseaux est assurée par une barre de fer horizontale qui court à mi-hauteur des roseaux étalés sur la charpente. Cette barre est tirée vers la charpente par des fils métalliques et exerce une pression constante sur les roseaux dans le but d'interdire leur glissement.

Là s'établit un domaine rebelle à la normalisation qui voudrait quantifier la pression à exercer sur les roseaux. Trop de pression étouffe la toiture et altère son aération, pas assez de pression génère son effondrement par glissement des roseaux, qui se rétractent naturellement par dessication. Or, les roseaux ont une taille, une structure, une origine et une consistance infiniment variées ; cela requiert une appréciation quasiment sensuelle du chaumier, dont l'initiative est conduite par le discernement et l'expérience.


• Chapitre 3

Il reste à apprécier des performances encore inégalées à ce jour :

Le recouvrement de 2 roseaux en œuvre est de 99 % alors que 2 ardoises ne se recouvrent que de 60 % et 2 tuiles mécaniques d'à peine 10 %. Cette toiture est un concentré de technologies jamais réunies en une seule entité. Constitué d'air et de fibres ligneuses, chaque cm² présente 30 % de ventilation ! Qui dit mieux ? Jamais de condensation, pas de point de rosée, pas de pont thermique. Aucun matériau actuel, qu'il soit homogène ou hétérogène, ne rivalise dans le domaine de la toiture. Le toit de chaume est la plus ancienne des toitures d'avenir. Léger, meuble, esthétique, phonique, durable, thermique, avec un R-6, il résiste aux pires tempêtes et se distingue avec un impact écologique nul, alors qu'une tuile est le produit d'une combustion de pétrole onéreuse et polluante, comme les bacs d'acier.

Figé dans la mémoire collective comme toiture esthétique et bucolique, il domine tous les matériaux manufacturés. Méprisé par l'économie de marchés. Condamné à la marginalité, il résiste malgré l'indifférence des architectes et la censure des industriels. Au terme de 5 années d'étude, un architecte n'a pas reçu le moindre enseignement sur la toiture chaume. J'ai, à maintes reprises, manifesté ma disponibilité pour pallier cette carence et j'ai été entendu comme... un prêcheur dans le désert. Peut-être leurs professeurs ont-ils peur d'être dérangés dans leurs certitudes ? Tout architecte ou prescripteur assimilé se trouve, tôt ou tard, interpellé par quelques-unes des qualités évidentes du chaume. Cette technologie mystérieuse lui fait peur car elle demeure rebelle à la normalisation. Faute de repères et de normes, l'architecte croit prudent de ne pas préconiser la toiture chaume, car il engage sa responsabilité.

A ce jour, la seule référence technique en la matière est éditée par l'ANCC (Association Nationale des Couvreurs Chaumiers) sous forme de prescriptions techniques, peu contraignantes parce qu'aucun de ses rédacteurs, dont je fais partie, n'a eu la prétention de normaliser la nature. En effet, le chaume d'une toiture demeure un produit naturel, brut de récolte, qui ne devient matériau que par la facture du chaumier qui le met en œuvre et qui en assume l'entière responsabilité. Les DTU qui régissent le bâtiment n'ont pas un mot pour la toiture chaume. L'inhibition de l'architecte ne peut que s'accroître lorsqu'il réalise que n'importe qui peut s'improviser chaumier sans preuve de formation, de qualification ou d'expérience. Or, la pérennité d'un tel ouvrage n'est due qu'au bon sens et à l'expérience, critères difficilement quantifiables.

Libre de toute contrainte normative, le chaumier n'est tenu qu'à l'obligation de résultat et ne peut jamais se prévaloir du respect d'une norme pour dégager sa responsabilité. C'est du travail sans filet, valorisant mais dissuasif.

Le chaumier est le dernier « électron libre du bâtiment ». Il prend tous les risques quand il est tenu à 10 ans de garantie sur un assemblage étanche de végétaux sauvages et vulgaires.

Ces considérations conduisent le chaumier vers un destin de looser. Dès son premier emploi, il a une situation élevée et, toute sa vie, il est sur la paille.

 
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