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• Christian Gervois, artisan chaumier près d’Yvetot

Christian Gervois habite une immense chaumière à Croix-Mare, sur la route d’Yvetot. Il est artisan chaumier depuis sa vingtaine. Il aborde les difficultés du métier, mais aussi le plaisir qu’il lui procure tout en rénovant sa propre toiture avec son fils.

Le fils de Christian Gervois travaille avec son père depuis cinq ans. Il répare la chaumière familiale (photo S. Lys)

Chez les Gervois, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. « C’est la maison aux milles couleurs ! » sourit Christian, le père et dirigeant d’Artechaume, une société spécialisée en chaumières. À Croix-Mare, sur la route d’Yvetot, sa propre chaumière arbore plusieurs teintes d’ocre, de brun et de gris. À force de l’entretenir morceau par morceau, la toiture en perpétuelle réfection est constituée de roseaux de plusieurs décennies d’écart. « Cette partie-là a tout juste trois semaines, elle a encore la couleur du blé. La portion qui se grise un peu là-bas a déjà un an. » Lui et son fils, Maxime, s’apprêtent à entamer une nouvelle portion. Maxime monte le premier, pour enlever la bâche qui protège la charpente, météo normande oblige. « On peut travailler sous la pluie sans problème car le roseau est très aéré. C’est sec dès le lendemain. Nous ne sommes pas dépendants de la météo mais de la résistance du gars à la pluie et au froid. »

« Quand on voit l’état dans lequel on est quand on descend d’un toit »

Ce qu’il y a de passionnant dans le métier de Christian Gervois, c’est de partir d’un matériau brut, sauvage, non traité, en d’en faire un élément patrimonial qui peut durer près de 50 ans. Pour lui, c’est un métier passionnel. C’est dur mais on crée de la beauté. « Quand on voit le nombre d’heures, le revenu, les crevasses dans les mains et l’état dans lequel on est quand on descend d’un toit, c’est à se demander... » Pourtant, il ne lâche pas. C’est dans le sang.

C’est le père de Christian Gervois, promoteur immobilier charismatique, qui lance le concept de la chaumière moderne dans les années 1960. Depuis l’âge de 14 ans, Christian voit passer chez lui artisans chaumiers et promoteurs. Il se lance d’abord dans le génie civil, « mais je m’ennuyais à construire des routes, ce n’était pas mon caractère ». Lui et son frère se forment puis partent à Clermont-Ferrand pour leur première chaumière. « On a dû la refaire intégralement une deuxième fois. Mais en démontant notre travail mal fait, on a appris. Et maintenant je suis expert judiciaire. » Il voyage beaucoup avant de s’installer. Pendant huit ans, le chaumier bavard écume la France, en itinérance, de chantier en chantier, « comme un cirque », avec ses caravanes et ses remorques. Il s’établit quelque temps à Clermont-Ferrand, à l’époque des « grandes chaumières ». À son arrivée il y a trente ans en Normandie, où les chaumières sont nombreuses, il est étonné de ne voir que des toitures très classiques, « adorables, mais sans aucunes ouvertures ».

« Si je fais bien mon travail, je perds un client ! »

Il y a cinq ans, son fils le rejoint et ils montent leur propre entreprise, Artechaume. Un autre ouvrier et la femme de Christian mettent la main à la pâte. La société tient une moyenne d’une chaumière par mois. Mais dans les vingt dernières années, l’artisan n’a pas conçu une seule chaumière neuve. Aujourd’hui son activité consiste principalement à la réfection de chaumières existantes. Une fois refaite, la toiture tient plusieurs dizaines d’années. « Si je fais bien mon travail, je perds un client ! » rit Christian. Compter au moins 30 000 euros pour « un petit toit sympa ». Le principal handicap de la profession est que le chaume est le dernier métier du bâtiment à ne pas avoir de normes, et cet expert judiciaire le sait mieux que personne. « Tant que la chaumière est solide, étanche et pérenne, un particulier ne peut rien faire contre un artisan malhonnête qui donne un résultat laid. Alors que pour les tuiles par exemple, les normes sont au centimètre près. Quand on achète la chaumière, on achète la personnalité du chaumier qui va avec. Il peut très bien n’en faire qu’à sa tête. » Christian Gervois note une évolution des mentalités des chaumiers. Dernièrement, ils se sont montrés plus enclins à échanger ensemble pour augmenter le niveau technique de la formation. Grâce à un travail mutuel, ils parviennent à créer une formation de chaumier, ce qui n’existait pas auparavant, eu travers du CFA d’Évreux.

Il faut à peu près une semi-remorque pour un toit. Les bottes de roseau sont déchargées dans le jardin puis lancées à l’ouvrier perché sur le toit. Une fois en haut, les bottes sont disposées en rang sur la charpente afin de créer une couche de chaume. Elles sont pressées, éventrées, peignées pour une bonne homogénéité et étanchéité. Maxime fixe les bottes à la structure avec des barres métalliques qui relient et écrasent le chaume contre le revêtement. Ce sont ces barres métalliques qui indiquent l’état d’usure maximum. Elles restent invisibles de nombreuses années. Le toit noircit avec le temps car le bout des pieds de roseau est exposé à l’air et s’oxyde. La toiture perd à peu près trois millimètres par an, avec les pieds de roseau qui se désagrègent. Quand les barres se révèlent à l’œil du propriétaire, c’est qu’il est temps de rappeler l’artisan.

« Le résultat final montre la volonté du gars »

Enfin, il faut repousser les roseaux à l’aide d’un battoir pour avoir un aspect lisse. « Le résultat final montre entièrement la bonne volonté du gars », explique Christian. Pour cette étape, Maxime doit alterner main droite et main gauche plusieurs fois par jour pour reposer ses muscles endoloris. Gaucher, il préserve son côté le plus agile pour les détails, les finitions, les contours de fenêtre. « Je suis droitier, alors c’est pratique. On se complète », ajoute Christian. Maxime n’a que 28 ans mais il a déjà 12 ans de métier à son actif. « Au début il y avait les tendinites, les cloques, témoigne-t-il en massant ses mains abîmées par le chaume. Il y a aussi les déplacements, ce n’est pas simple pour la vie de famille. Mais je suis tombé dedans quand j’étais petit. » Christian fait désormais pleinement confiance à son fils. « Je peux partir quinze jours en vacances, je sais qu’il s’occupe de tout. »

Pour se former, il n’y a pas de secret, il faut grimper et s’essayer. « Pour tester un jeune, je le mets sur un chantier un peu difficile avec les autres et je vois le soir comment il s’est débrouillé. Je ne laisse pas un gars seul sur un chantier avant trois ans. » Pour commencer, le « gars » se voit confier des tâches de réparation et d’entretien, car c’est en défaisant le travail mal fait et en réparant qu’il apprend. Il voit la matière. « J’utilise cette méthode pour former parce qu’après, ils savent comment on pose une botte de telle manière et ils sont capables d’expliquer pourquoi et de partir de zéro. »

Une fois sa rangée finie, Maxime recommence jusqu’à arriver au sommet de la toiture. « C’est comme si on faisait un beau manteau. » Christian garde les photos de ses plus prestigieuses pièces dans un classeur : une chaumière Blanche-Neige pour le parc d’attractions Disney, les décors de Tess de Roman Polanski et quatorze maisons pour le film Astérix. Pour Christian, au-delà de l’aspect visuel, le chaume est un isolant efficace, un bon insonorisant, une structure très légère pour la charpente et un revêtement écologique. « Mon chaume, je me baisse, je le ramasse, je le ficelle et je le pose sur mon toit. Le roseau n’est rien à la base mais devient matériau dans la main de l’homme. »

Auteur : SIXTINE LYS
Source : Paris Normandie - 11/09/2016

 
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